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Campagne de déclaration de ruches 2020

Madame, Monsieur,

Tout apiculteur est tenu de déclarer chaque année entre le 1er septembre et le 31 décembre les colonies d’abeilles dont il est propriétaire ou détenteur. La déclaration de ruches 2020 est à réaliser en ligne sur le site Mesdémarches du Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation (cliquez ici).

Le récépissé de votre déclaration de ruches vous sera adressé par mél immédiatement après validation de la démarche.
Il est possible que certaines messageries placent ce mél parmi les courriers indésirables ou spam. Nous vous invitons à vérifier dans ce dossier si le mél contenant le récépissé n’apparait pas dans votre boite de réception. il est également possible de télécharger directement le récépissé tout de suite  après validation de la démarche. Ce récépissé vous sera demandé  pour pouvoir bénéficier des aides européennes dans le cadre du Plan apicole européen qui soutient la réalisation d’actions en faveur de la filière apicole française.

Déclarer votre rucher est obligatoire quel que soit le nombre de ruches à déclarer. Toutefois, si vous avez cessé votre activité d’apiculteur, vous n’êtes pas concerné par ce message.

En effectuant votre déclaration, vous  contribuez à une meilleure connaissance du cheptel apicole français et à une gestion plus efficace des dangers sanitaires notamment face à la menace que représente le parasite Aethina tumida.

Si vous rencontrez des difficultés pour télédéclarer, vous pouvez envoyer votre déclaration entre le 1 septembre et le 31 décembre ( le cachet de la poste faisant foi) à l’adresse suivante :

DGAL – Déclaration de ruches
251 rue de Vaugirard
75732 Paris Cedex 15

Le service en charge du suivi de la déclaration de ruches

Direction générale de l’alimentation

Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation

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Soutien à un candidat au concours Graines d’Agriculteurs

Cher partenaire,
Cette année, je participe au concours Graines d’agriculteurs dont l’objectif est de découvrir des nouveaux visages d’agriculteurs, faire connaître le métier et les innovations du secteur. Et, c’est vous qui élisez chaque année votre jeune agriculteur préféré !
J’ai donc besoin de vous, si mon projet vous plaît, tous les jours jusqu’au 19/09, votez pour moi ! 
Merci à tous et n’hésitez pas à transmettre le lien ci-dessous à votre réseau :
http://www.demainjeseraipaysan.fr/graines-agriculteurs/finaliste/gerald-gregoire

Je compte sur vous 👍🐝
Au plaisir de vous voir prochainement.

Cordialement

Gérald GREGOIRE – Culture API

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Aide exceptionnelle aux apiculteurs de la Région N-A

Veuillez trouver en pièce jointe une information concernant une aide exceptionnelle proposée par la région Nouvelle-Aquitaine concernant les nouveaux apiculteurs installés du 15 mai 2019 au 14 mai 2020.

Le formulaire doit être déposé entre le 17 août 2020 et le 24 septembre 2020 (le cachet de la poste faisant foi)

Objectifs :

  • Modifier les pratiques apicoles,
  • Améliorer le potentiel pollinisateur des abeilles domestiques pour mettre cette activité au service de la biodiversité végétale.

Pour plus de renseignement, veuillez consulter ce lien

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Les pages des débutants – septembre 2020

L’ABEILLE DES DEUX-SEVRES

Nous voilà parvenus à l’ultime moment de l’activité au rucher. Les ruches se préparent à hiverner.

Hivernage des colonies

Etat des colonies

C’est le moment d’examiner les colonies et de recentrer le nid à couvain si cela est nécessaire et répartir la nourriture équitablement de part et d’autre. Il convient de manipuler les cadres en douceur afin d’éviter de coincer ou écraser la reine à cette période de l’année. Elle ne pourrait pas être relayée. La période de reproduction est passée avec l’absence des mâles à cette saison. Dans le cas de colonies faibles vous pouvez les passer en ruchette ou réunir deux colonies dans une ruche ou placer une partition pour réduire le volume de la ruche.

Etat des réserves

Certains diront : « nous avons encore du temps » devant nous. Pourtant, c’est en fonction de l’état actuel des réserves que les colonies passeront l’hiver à quelques exceptions près. En effet, de-ci, de-là, il peut y avoir une miellée qui se présente sur de la phacélie par exemple. Il vous appartient donc d’effectuer le bilan et noter les colonies qui risquent d’avoir besoin d’être nourries en priorité au cours de l’hiver. Le groupement d’achats de l’Abeille des Deux-Sèvres pourra pour ce nourrissement vous fournir, si vous avez besoin, du candi (apifonda) approprié pour l’hiver.

La varroase

Après la récolte du miel de tournesol vous devez avoir mis le traitement anti-varroa. N’oubliez pas de noter la date de la mise en place des lanières pour les retirer 8 à 10 semaines plus tard pour éviter le phénomène d’accoutumance aux molécules actives. Cette maladie serait banalisée par certains alors qu’elle reste une maladie grave de l’abeille. Cet acarien en plus de son pouvoir pathogène propre, s’associe à différents virus, contribuant à une propagation plus rapide de ceux-ci. L’apiculteur doit obligatoirement s’en préoccuper avec une lutte systématique. Maintenant que les colonies génèrent les abeilles qui vont passer l’hiver, c’est le moment le mieux approprié.

Varroa parasitant une nymphe

Le remisage des hausses

Après la récolte vous ferez nettoyer les hausses aux abeilles en les plaçant de préférence sur les ruches afin d’éviter le pillage et la propagation des maladies. Ensuite, après avoir enlevé la propolis qui encombre les dentiers, la cire sur les têtes de cadres et retiré les cires noircies…, vous procéderez au remisage avec ou sans traitement contre la fausse teigne. Les œufs de fausse teigne sont omniprésents. Lorsque les abeilles occupent la ruche et les hausses, elles s’en débarrassent. Elles font le ménage. Par contre, une fois entreposées, les cires peuvent être transformées en lambeaux par la fausse teigne.

La larve de fausse teigne

Sans traitement

La circulation de l’air entre les cadres bloque le développement de la fausse teigne. Vous pouvez entasser les hausses en aménageant un espace en bas de la pile pour laisser l’air passer et sans couvrir la hausse supérieure. L’air doit pouvoir circuler à l’intérieur comme dans une cheminée. Pour les préserver des rongeurs, vous placerez une grille à chaque extrémité. Si ce principe est respecté au printemps vous devez retrouver vos hausses intactes.

Avec traitement

Si vos hausses sont stockées d’une façon hermétique et si votre local d’entreposage des hausses est confiné ou si vous voulez prendre un maximum de précaution, vous pouvez les traiter. Vous avez le produit approprié au Groupement d’Achats de l’Abeille des Deux-Sèvres. Les explications pour son utilisation vous seront également fournies avec.

Fleur d’aster

Rubrique des trucs et astuces

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est image-6.png.

Les apiculteurs sont confrontés au problème de conservation des hausses durant l’hiver vis-à-vis de la fausse teigne. Après la dernière récolte il est recommandé de bien les nettoyer en grattant toute la propolis déposée un peu partout. Les cadres doivent être grattés pour enlever l’excès de cire déposé par les abeilles. Ceux contenant du pollen sont retirés. C’est un aliment que la fausse teigne adore pour se développer. Une fois vos hausses bien nettoyées, elles peuvent être entreposées pour attendre le printemps suivant. Une astuce vous permettra de les garder en bon état sans craindre les attaques de la fausse teigne et des souris. La fausse teigne n’aime pas les courants d’air ni la lumière. Il suffit de disposer d’une palette que l’on placera sous un hangar bien ventilé. Sur celle-ci est placé un cadre avec un grillage (type garde manger), sur lequel on empilera les hausses par hauteurs de 8 à 12 selon le nombre à stocker, mais également suivant la hauteur dont vous disposez. Au-dessus de la pile, on place de nouveau un cadre muni d’un grillage.

Au final vous aurez réalisé une cheminée où circulera un courant d’air que la fausse-teigne déteste et les souris seront stoppées par le grillage.

Michel BONNEAU

Animateur  du rucher école

de CELLES SUR BELLE

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Rappel : Retrait des médicaments anti-varroa

Certains d’entre vous ne sont pas venus chercher les médicaments pour le traitement du varroa.

Pour être efficace, les traitements doivent être effectués avant le 15 septembre.

Il est URGENT de venir les récupérer à la prochaine ouverture du 12 septembre à Aiffres ou à Boismé. Si problème, contacter les responsables :

  • Michel BONNEAU pour Aiffres : 06 80 84 31 91
  • Bernard Landreau pour Boismé : 07 68 47 39 85

Michel Bonneau

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Informations concernant le groupement d’achats de Boismé (ex : Bressuire)

Déménagement du local de Bressuire vers Boismé

Jeudi dernier 13 août une solide équipe de bénévoles de l’Abeille 79 a effectué le déménagement du local depuis la rue de Chachon à Bressuire vers le nouveau local, 9 rue du Parc, route de la Chapelle St Laurent à Boismé. C’est en effet la commune de Boismé, déjà fortement impliquée dans une démarche écologique, qui nous accueille gracieusement sur le site de l’ancienne mairie, local que nous partagerons avec l’AMAP locale (Macopa). Une grande pièce d’accueil de 50 mètres carré et 2 pièces de stockage de matériel sont mises à notre disposition. De bonnes conditions pour un nouveau départ.

Prochaine journée de distribution, le samedi 22 août, aux horaires habituels de 9h à 12h sur RVD à prendre en envoyant votre demande à « abeille79nord@free.fr »

Les conditions d’accès sont toujours les mêmes à savoir commande par mail avant le vendredi 21 août à 12h et on vous donne un RDV pour prendre votre commande. Le masque est obligatoire au groupement d’achats.

Un grand merci aux bénévoles présents avec leurs véhicules pour une action rondement menée !

Ci-dessous photos : le local depuis la rue du Parc, les nouveaux rayonnages et l’équipe autour du réconfort bien mérité.

Bernard Landreau

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Informations concernant les groupements d’achats

Aiffres :

La prochaine ouverture du groupement d’achats sera le 22 août.
Les conditions d’accès sont toujours les mêmes, à savoir : commande par mail à « odilemichel.bonneau@yahoo.fr » avant le vendredi 21 à 12H00 et je vous donne un RDV pour prendre votre commande. Le masque est obligatoire au magasin.

Les médicaments commandés seront disponibles et nous vous invitons à venir les prendre dès que possible. Les médicaments doivent partir au plus tard le 12 septembre
Si vous ne voulez pas de matériel mais seulement les médicaments, vous pouvez venir sans RDV.

Bressuire :
Le local est transféré 9 rue du parc à BOISME.
Les commandes sont à faire par mail « abeille79nord@free.fr »
Les conditions d’accès sont toujours les mêmes à savoir commande par mail avant le vendredi 21 à 12H00 et on vous donne un RDV pour prendre votre commande. Le masque est obligatoire au magasin.

Les médicaments commandés seront disponibles et nous vous invitons à venir les prendre dès que possible. Les médicaments doivent être récupérés par les apiculteurs au plus tard le 12 septembre.
Si vous ne voulez pas de matériel mais seulement les médicaments, vous pouvez venir sans RDV.

N’oubliez pas que les traitements anti varroa doivent être faits au plus tard le 15 septembre pour une bonne efficacité.

Michel Bonneau

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Les pages des débutants – août 2020

L’ABEILLE DES DEUX-SEVRES

Le bilan de la récolte de miel

En principe, dans la région Poitou-Charentes tout au moins, on peut dire que la miellée de tournesol est bien avancée voire terminée lorsque l’on aborde les premiers jours d’août. Contrairement au miel de colza celui de tournesol pourra être récolté lorsque l’apiculteur sera disponible. Sa constitution et la température aidant à cette saison, il tardera à cristalliser. La quantité de miel récoltée restera variable d’un rucher à l’autre. Chaque apiculteur pourra faire son propre bilan et rechercher les causes d’une faible récolte (colonies peu populeuse, parcelles de tournesol éloignées, variété non mellifère, nature du sol, la météo, etc).

La miellée de tournesol, est-ce la dernière ?

Après cette miellée, ce que les abeilles vont récolter, elles le garderont précieusement afin de constituer leurs réserves pour passer l’hiver. Dans d’autres régions ce n’est pas le cas, les abeilles peuvent encore effectuer une récolte de miel sur le sapin, la bruyère, … Les apiculteurs transhumants du Poitou-Charentes peuvent aller sur la bruyère en parcourant quelques centaines de kilomètres.

L’hivernage des ruches

Lorsque la miellée de tournesol se pointe, les jeunes colonies n’ont pas encore garni le bas de la ruche. Avant de placer la première hausse, il convient d’attendre que les cadres de rive du corps de ruche soient garnis. Ces cadres de miel constitueront les réserves pour l’hiver prochain.

Toutefois, pour simplifier la tâche et limiter les allers et retours au rucher pour suivre le remplissage du corps de ruche, vous avez la solution « du journal ».

Vous placez une feuille de journal sur la ruche et vous ajoutez la hausse par-dessus. Les abeilles complèteront la ruche, puis ensuite, elles attaqueront la feuille du journal qu’elles se chargeront de faire disparaître afin d’emmagasiner dans le grenier à miel.

L’hiver se prépare très tôt. Certains penseront que cela est prématuré, ils se trompent. En général ce sont ceux qui récoltent sans mesure, sans songer aux mauvais jours qui se rendront compte qu’il faut apporter d’abondantes provisions au cours de l’hiver pour que les colonies puissent atteindre le printemps suivant.

L’apiculteur s’abstiendra de prélever du miel dans le corps de la ruche, ce serait une bien mauvaise opération.

Je sais bien que certains penseront qu’il est plus économique de remplacer le miel relativement cher par du sucre, meilleur marché. Au point de vue économique, c’est exact. Je ne pense pas que cela le soit du point de vue biologique.

Le traitement anti-varroa

Aussitôt après la récolte de miel de tournesol, suivant le mode d’emploi préconisé par le fabricant. N’attendez pas de constater d’une manière visuelle les symptômes de cette parasitose (ailes atrophiées, larves mortes, nymphes mortes,…). A ce stade la maladie a atteint un niveau critique. Il convient d’anticiper en traitant les colonies d’une façon systématique.

Pour les apiculteurs plus disponibles, des tests sont possibles pour estimer le niveau d’infestation de vos colonies. Dans ce cas il vous appartient de vous référer à des personnes compétentes.

Sachez qu’un rucher négligé peut contribuer à infester ceux qui sont dans le même secteur géographique. Les colonies fortes de ces ruchers seront les plus exposées par leur capacité à piller.

Pourquoi traiter dès à présent ?

C’est à partir de cette période que vont être élevées les abeilles qui passeront l’hiver et qui relanceront la colonie au printemps prochain. Elles doivent donc être normalement constituées et viables.

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est image-6.png.

Rubrique des trucs et astuces

Vous allez récolter votre miel de tournesol au mois d’août. Après extraction et filtration, le miel sera mis dans un maturateur. Son usage a pour effet de laisser le miel se reposer de façon à ce que les bulles d’air qui se sont introduites dans le miel au moment de l’extraction remontent à la surface et en même temps les dernières particules de cire. Le miel est parfois épais et il faut un certain temps pour vider le seau. Vous avez aux dépôts de matériel (AIFFRES et BRESSUIRE) un outil très pratique « un support de seau ». Il permet de le maintenir en position inclinée de manière à ce qu’il s’égoutte pendant que le seau suivant se remplit. Ce support est en inox, s’adapte sur tous les maturateurs et peut recevoir tous les seaux. N’hésitez pas à le demander, il n’en coûte que 16,54€, soit la valeur de 2 kg de miel.

Michel BONNEAU

Animateur  du rucher école de CELLES SUR BELLE

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L’abeille l’animal le plus important de la planète

L’abeille déclarée animal le plus important de la planète Solène Leclerc Publié le 05/11/2019

Le cercle de la vie est un schéma précis qui permet, comme son nom l’indique, à la vie de se développer sur Terre. Cet équilibre est très fragile et s’il arrivait qu’il se brise, le futur de la planète Terre serait en danger. Pour cela, il suffirait qu’une seule espèce animale disparaisse pour que tout s’écroule. Cet animal, c’est l’abeille. Ce qui fait d’elle l’animal le plus important de la planète.

 
© percent/123RF

Il suffirait qu’un animal disparaisse et l’avenir de la planète serait incertain. En 2008, l’institut Royal Geographic Society a organisé une réunion à Londres et a proclamé les abeilles « espèce animale la plus importante et la plus précieuse de la planète ».

Le rôle important de l’abeille

Si peu de gens portent l’abeille dans leur cœur à cause de leur apparence, elle reste un maillon primordial de notre cercle de la vie. La vie telle que nous la connaissons dépend de l’étroite relation qui existe entre les abeilles et les plantes. En effet, les abeilles jouent un rôle important dans la pollinisation.

Mais qu’est-ce que la pollinisation exactement ? La pollinisation est un mode de reproduction qui consiste à transporter les grains de pollen, par l’intermédiaire d’un pollinisateur, d’une fleur ou plante à l’autre. Le pollinisateur se trouve être l’abeille. Sans abeille, il serait donc impossible de faire perdurer l’agriculture. En 2018, la FAO (Food and Agriculture Organization of the United nations a déclaré que « L’absence d’abeilles et d’autres pollinisateurs éliminerait le café, les pommes, les amandes, les tomates et le cacao, pour ne citer que quelques-unes des cultures qui dépendent de la pollinisation ».

Déjà en 2014, la BBC affirmait que sur 100 espèces cultivées qui nourrissent 90% du monde, les abeilles en pollinisent environ 70%.

Ces chiffres sont la preuve que l’abeille est notre cheffe de la chaîne alimentaire. Perdre cet insecte serait alors désastreux, voire apocalyptique.

L’abeille, espèce menacée

Malheureusement, les abeilles ont été déclarées en voie de disparition depuis 2017, et la situation est dramatique. L’abeille a du mal à s’adapter à une nouvelle vie végétale, en particulier celles créées en laboratoire. Elle lutte également pour survivre dans un monde où les pesticides et la déforestation sont devenus monnaie-courante. Tous ces changements expliquent le déclin de l’espèce.

Comment sauver les abeilles ?

Comment sauver les
            abeilles ?
© STUDIO GRAND WEB/123rf

Mais rien n’est encore totalement perdu. Un peu partout dans le monde, des initiatives voient le jour pour permettre aux abeilles de proliférer.

Dans les grands centres urbains, comme Paris, on assiste à une recrudescence des espaces verts. Que le projet vienne de la mairie comme des citoyens, on trouve à présent des coins de verdure dans certains quartiers, comme à Barbes ou encore à la Villette. De nombreux immeubles arborent sur leur toit des ruches, permettant aux abeilles de polliniser, même en ville.

Autre action accessible à tous, rats des villes et rats des champs, vous pouvez semer des fleurs sauvages. Bleuets, coquelicots, trèfles, vous avez l’embarras du choix.

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Les pages des débutants – juillet 2020

L’ABEILLE DES DEUX-SEVRES

La première récolte est dans les fûts voire dans les pots. Les fleurs après s’être raréfiées suite à la miellée de colza, de nouveau, réapparaissent : les ronces, le chèvrefeuille, les troènes, les trèfles… Mieux encore, les châtaigniers sont en fleurs. Quelle aubaine pour ceux qui les ont à proximité de leurs ruchers. Les adeptes de la transhumance peuvent également en bénéficier. En plus de la récolte, les colonies se renforcent pour aborder plus sereinement la miellée suivante, le tournesol.

La transhumance

Pour transhumer, il n’y a plus obligation de disposer d’un certificat sanitaire. Par contre, vous devez signaler au département vers lequel vous transhumez (DDCSP) votre intention de déplacer vos ruches en indiquant précisément leur futur emplacement. Le numéro d’apiculteur (NAPI) sera visiblement affiché sur les ruches ou, pour le moins, sur une pancarte placée visiblement dans le rucher transhumant. Si vous disposez de pas mal de colonies, veillez à leur disposition. Il faut éviter de les placer côte à côte sur une ou plusieurs rangées à cause de la dérive si votre emplacement est nu et ne dispose pas suffisamment de points de repère permettant aux abeilles de s’orienter.

Il est bon de rappeler certains conseils qui peuvent épargner des déboires, voire des situations parfois trop piquantes. Le jour de la récolte doit être choisi: pas ou peu de vent, pas de temps orageux, du calme. Ne laissez pas traîner des morceaux de rayon contenant du miel. Craignez le pillage. Bien qu’avec beaucoup de précaution, il faut agir rapidement et l’objectif consiste à débarrasser les rayons de miel des abeilles qui les recouvrent.

De nombreux procédés existent.

1 – Si vous avez peu de ruches, il y a le chasse abeilles qui se place entre la hausse et le corps de ruche.

2 – Il y a aussi la fumée et l’enlèvement des rayons cadre par cadre et le brossage.

3 – Le benzaldéhyde est un répulsif qui peut être utilisé avec précaution pour ne pas altérer le miel. Dans ce dernier cas, il est souhaitable de s’en entretenir avec un apiculteur qui utilise cette technique, il vous donnera les bons conseils.

Les hausses après la récolte.

Lorsque vous aurez procédé à l’extraction et que vous aurez remis tous les cadres vides dans les hausses, il faudra les faire lécher par les abeilles. Cela consiste à les replacer pendant 2 ou 3 jours sur le corps de ruche et le nettoyage sera vite fait. Ensuite il faudra soit les laisser en place si vous prévoyez une seconde miellée, soit les mettre à l’abri de la fausse teigne par un des procédés que vous trouverez dans tous les traités d’apiculture, jusqu’au nouvel emploi l’an prochain. En fin de saison, des conseils vous seront donnés par la voie de la page des débutants afin de conserver vos hausses durant l’hiver à l’abri de la fausse-teigne.

Les essaims de l’année

Les essaims en ruchette sur cire gaufrée ne peuvent compter sur les réserves. Ils sont tributaires de la nourriture qu’ils vont trouver dans leur l’environnement. Or, suivant les secteurs il y a plus ou moins de ressource (nectar) disponible. Pour un développement harmonieux de la colonie, nourrissez vos essaims, ils vous le rendront largement à l’occasion des prochaines miellées. Vous veillerez à vérifier si la reine est bien toujours présente. Si la colonie est devenue orpheline, il est encore temps d’introduire une reine ou un cadre pris dans une ruche forte avec du couvain ouvert.

Abeille butinant une fleur de phacélie

Rubrique des trucs et astuces

Lorsque vous ramassez les hausses pour la récolte du miel, il reste plus ou moins d’abeilles sur les cadres surtout s’il y a du couvain. Elles vont vous accompagner au moment de l’extraction. Dans la miellerie, les abeilles sont attirées par la lumière et se dirigent vers les fenêtres pour tenter de retrouver leur liberté. Si elles ne sont pas libérées, on assiste à un va-et-vient qui crée des désagréments pour les opérateurs. Si vous ouvrez la fenêtre, vous avez celles qui veulent quitter les lieux et celles de l’extérieur qui sont attirées par l’odeur du miel et qui en profitent pour rentrer.

La solution est la fenêtre réversible fixée sur un axe horizontal ou vertical. Lorsque les abeilles sont collées à la vitre, après un demi-tour, elles sont toutes dehors. Cette manœuvre peut être renouvelée autant de fois que nécessaire.

Les abeilles cherchent l’échappatoire

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Elles retrouvent leur liberté

Michel BONNEAU

Animateur  du rucher école de CELLES SUR BELLE